Commémoration du 70ème anniversaire de la mort des 4 zouaves

Cérémonie du 8 février 2015
jeudi 12 février 2015
par  Zoran

Thierry Pillaud maire de Virson et son 1er adjoint Richard Moreau ont déposé une gerbe au pied de la stèle érigée à la mémoire de 4 zouaves (l’adjudant chef Victor Choisez, le caporal chef André Lopez, le caporal Mohamed Ben Bareck, et le zouave Mouldi Ben Belcacem) tombés sous les balles allemandes le 8 février 1945 au Château des Granges.

Chaque année une commémoration a lieu le dimanche le plus proche du 8 février.



Dans son hommage, Christian Chauveau, président de l’Amicale des anciens zouaves du Sud-Ouest, évoque une première version de cette nuit du 8 février 1945 pendant laquelle 4 zouaves sont tombés dans une embuscade au château des Granges. Il rappelle aussi que cette année 2015 verra la célébration du 70 ème anniversaire de la fin de la guerre 39-45, de la libération des différentes régions française et notamment celle de la Rochelle, avec la fin des combats de la Poche de La Rochelle, dont faisait partie Virson.
Dans la nuit du 8 février 1945, un commando, formé de volontaires de la 3ème compagnie du 4ème régiment de Zouave, sous le commandement de l’adjudant chef Choisez est venu tendre une embuscade à une patrouille allemande, dans une dépendance du Château des Granges. Ce commando devait faire des prisonniers allemands afin de les interroger. L’embuscade a mal tourné, et les 4 zouaves ont été tués.

En leur mémoire et avec une pensée pour tous ceux qui ont combattu en ces lieux et pour la France, une gerbe est déposée au pied de la petite stèle située devant le Château des Granges. Christian Chauveau remercie les participants et la famille Briaud pour son accueil.

Michel Briaud propriétaire avec sa famille du Château des Granges, se réfère lui, à la version de Jean Burel, qui dans son livre « Jean s’en va-t-en guerre » relate une version sensiblement différente. En octobre 1944, Virson est totalement évacué et devient une sorte de no man’s land dans la Poche de La Rochelle, où tour à tour français et allemands viennent se ravitailler. Le régiment du 4ème Zouave de Puyravault soupçonne qu’une quinzaine d’allemands viennent régulièrement entreposer des mines au Château des Granges, et décide d’y envoyer des éclaireurs pour s’en assurer. Le colonel Granger décide de faire une attaque, pour faire des prisonniers. Il envoie une trentaine de zouave. Selon Jean Burel, c’est « l’arroseur, arrosé », les zouaves tombent dans une embuscade, la bataille dure toute la journée, le bilan est de 4 morts et 8 blessés côté français.
Le 10 février, les français décident de bombarder le Château des Granges de 72 obus et mortiers, mais quand ils arrivent, ils s’aperçoivent que les allemands avaient sûrement déjà quitté les lieux dès 9 février.

70 années ont passé, il est difficile de relater certains évènements avec précision, mais l’émotion de la cérémonie en l’honneur de ces 4 zouave était bien réelle et manifeste.

Bibliographie : Jean s’en va-t-en guerre. Septembre 1939 - Octobre 1945. Jean Burel


Commentaires

Annonces

Nous sommes :


Carte interactive

JPEG - 8.4 ko


Les numéros d’urgence

Gendarmerie d’Aigrefeuille
05 46 35 50 08

Pompiers
18

Le SAMU Centre 15
15

ERDF - EDF
09 726 750 17

RESE
05 46 35 68 24

Allo Enfance maltraitée
119

Services de santé
Cliquer ici


Démarches en ligne

JPEG - 8.6 ko


JPEG - 8.8 ko